Congé prénatal Congé post-natal
1 ou 2 enfants 6 semaines avant terme 10 semaines aprés terme
Plus de 2 enfants 8 semaines avant terme 18 semaines aprés terme
grossesse gémellaire 12 semaines avant terme 22 semaines aprés terme

2 semaines supplémentaires peuvent être accordées pour « grossesse pathologique » avant le congé pré-natal (on ne peut les reporter après l'accouchement)
Si vous le souhaitez, et si les conditions le permettent, vous pouvez travailler jusqu'à 3 semaines avant le terme, et reportez d'autant ces semaines après le terme.
La radio du bassin, appelée aussi radio-pelvimétrie , est devenue très rare.
On ne la demande que dans certains cas : les mamans qui mesurent moins d'1,55m, celles qui ont subi des fractures du bassin, ou encore quand le bébé se présente par le siège.
On la fait actuellement par scanner , pour plus de précision, et éviter une trop grande irradiation du bébé par les rayons X.
Il faut savoir qu'avoir un « bon » bassin ne garantit pas un accouchement normal, car si la tête du bébé ne se présente pas dans le bon diamètre, il peut ne pas s'engager, de même qu'avoir un bassin un peu juste n'est pas synonyme de césarienne !
La césarienne est un geste chirurgical, et comme tel comporte certains risques. Ainsi sa pratique ne doit être réalisée que lorsque les conditions obstétricales l'imposent.
Cependant certaines femmes peuvent avoir, dans leur vécu, leurs antécédents, leur histoire familiale, des raisons de demander une césarienne dite « de convenance ». Chaque cas devra alors être discuté avec le médecin, qui doit vous fournir une explication claire et détaillée des modalités et risques inhérents à ce type d'accouchement, afin que la naissance de votre enfant soit un moment serein et heureux, en toute connaissance de cause.
Tout dépend de l'indication de la césarienne. Si vous avez un bassin trop étroit, il y a de forte chance que vous ayez une nouvelle césarienne.
Cependant, environ 80% des mamans pourront accoucher par voie naturelle, en sachant que le travail fera l'objet d'une surveillance particulière. La dilatation devra être spontanée (pas de déclenchement possible), régulière et relativement rapide, pour éviter les tensions sur l'ancienne cicatrice.
L'accouchement par voie basse après 2 césariennes reste exceptionnel.
-Environ 5% des bébés ne se sont pas tournés le dernier mois. Il n'y a pas toujours d'explication, cela peut être dû à la forme de l'utérus, ou bien à la position du cordon qui gêne le bébé.
-Il existe certains exercices à faire (« pont indien ») que la sage-femme vous fera pratiquer. La mobilisation ainsi induite du bassin peut aider votre bébé à tourner.
-Votre médecin peut vous proposer une version par manœuvre externe : il s'agit d'une manipulation de votre ventre, sous contrôle échographique, qui vise à essayer de tourner votre bébé tête vers le bas. Cette séance est très courte, indolore, et réussit dans environ 1 cas sur 2. On la réalise à la clinique, après vous avoir administré un anti-spasmodique type « Spasfon » pour détendre l'utérus, et fait un premier monitoring pour contrôler le rythme cardiaque de votre bébé et d'éventuelles contractions qui rendraient le geste plus difficile. La manœuvre doit être très douce, et doit être interrompue si elle entraine des douleurs, ou si le bébé ne veut manifestement pas bouger.
Dans de très rares cas, elle peut être suivie par le début du travail, entrainer des contractions ou une perte des eaux, et encore plus exceptionnellement par des anomalies du rythme cardiaque du bébé imposant une extraction urgente. C'est pourquoi ce geste ne se réalise jamais au cabinet, et pas avant le début du 9ème mois.
-Enfin si malgré tout votre bébé reste en présentation « podalique » (fesses ou pieds en premier), il faudra discuter avec votre médecin de la voie d'accouchement. Une césarienne n'est pas systématique, dès lors que toutes les conditions de sécurité sont réunies pour envisager un accouchement par voie basse, et surtout que vous en avez le désir !
La baignoire que nous utilisons à la Clinique Saint George est une baignoire de dilatation, et non d'accouchement. L'immersion dans l'eau chauffée à 37° procure une détente de la maman, qui gère plus facilement les douleurs des contractions, et améliore souvent la dilatation du col. Vous pouvez en sortir à tout moment, ou rester dans l'eau jusqu'à la dilatation complète du col.
En revanche l'accouchement en lui-même dans la baignoire est une étape plus délicate, car le médecin n'est pas dans une position idéale en cas de nécessité de manœuvre obstétricale (par exemple si votre bébé a le cordon autour du cou, ou si les épaules ont du mal à passer).
Ainsi, même si certaines mamans ont pu accoucher dans l'eau, car les conditions étaient optimales, on conseille plutôt une sortie du bain pour l'expulsion, qui pourra se faire alors dans la position choisie par la maman.
La position classique d'accouchement dans les pays occidentaux, maman sur le dos, jambes placées sur des étriers, n'est pas très physiologique. Elle a été généralisée surtout pour le confort de l'accoucheur, qui est ainsi bien placé pour effectuer les manœuvres obstétricales.
Lorsqu'on laisse faire une maman en travail, sans péridurale, elle prend spontanément différentes positions, d'une part pour soulager la douleur, et d'autre part aider à la descente du bébé dans le bassin. C'est le cas des femmes africaines, qui accouchent souvent accroupies pour bénéficier de la pesanteur, ou en se suspendant pour étirer leur colonne vertébrale.
L'accouchement sur le côté est très efficace lorsque le dos est bien étiré, il comporte moins de risques de déchirures ou d'hémorroïdes, et permet une meilleure bascule du sacrum.
L'accouchement à 4 pattes est souvent spontanément choisi par les mamans sans péridurale dont les bébés ont le dos du même côté que le leur (position en « OS »), car la tension vers le rectum est alors moins forte.
Suite à l'enseignement de Bernadette de Gasquet, qui prône la mobilisation de la mère pendant le travail, la clinique s'est équipée de lits d'accouchement modulables, qui permettent toutes les positions, même si la maman est sous péridurale. Ainsi, aidée par la sage-femme qui pourra vous guider ou vous proposer différentes postures pendant le travail, vous pourrez trouver la position la plus confortable et efficace pour vous et votre bébé.


" Au moment des premiers efforts expulsifs, et de l'accouchement proprement dit, je serai là pour vous aider dans votre choix positionnel, et parfois à le modifier pour plus d'efficacité ou de confort. Dans certains cas, en particulier si l'intensité de la péridurale est forte et ne permet pas la mobilisation, ou si le bébé doit naitre rapidement, la position classique peut être préférée "

docteur jugnet accouchement physiologique nice

Docteur NathalieJugnet Lacoste

L'épisiotomie est une section de la peau et des muscles du périnée, au moment de la sortie de la tête du bébé, pour élargir le diamètre de la vulve.
Je ne fais que très peu d'épisiotomie, moins de 10%, car c'est un geste souvent mal vécu, et douloureux dans les suites de l'accouchement, parfois pendant plusieurs semaines. Je préfère, le cas échéant, une petite déchirure qui se fait dans le sens des fibres naturelles, qui se répare très bien, et n'est que peu douloureuse.
Pour éviter ces désagréments, vous pouvez masser votre périnée (la base de la vulve) avec une huile spécifique le dernier mois de grossesse pour assouplir les tissus. La sage-femme qui vous fait la préparation à la naissance saura vous en parler.
La péridurale est un moyen d'anesthésie loco-régionale qui permet d'atténuer ou d'éliminer la douleur des contractions, et qui se prolonge tout le temps nécessaire grâce à un petit cathéter placé dans votre dos, alimenté par une seringue auto-pousseuse, et ce jusqu'à l'accouchement.
Un anesthésiste dédié uniquement à la maternité est présent sur place 24h/24, vous pouvez donc bénéficier d'une péridurale, sauf contre-indication, à tout moment de votre travail.
S'il faut attendre une dilatation minimale du col pour la poser (en général vers 3 cm de dilatation), il n'y a quasiment pas de limite ensuite, puisque l'anesthésiste pourra vous soulager même à dilatation complète. Ainsi vous n'êtes pas obligée de vous déterminer à l'avance, et vous avez même le droit de changer d'avis en cours de travail.
Quand les conditions le permettent, et si vous le souhaitez, vous pouvez bénéficier d'une péridurale « ambulatoire », qui permet de marcher et bouger tout étant soulagée de la douleur.
La consultation avec l'anesthésiste, vers le 7ème ou 8ème mois de grossesse, permet justement de poser toutes les questions au sujet de la péridurale ou des autres moyens d'analgésie, d'en connaître les modes d'actions, les limites ou les risques éventuels.